Les prédateurs ont été récompensés de leur audace sur le plan boursier en 2011

le 13/01/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La valeur actionnariale émanant des acquéreurs d’Asie-Pacifique est supérieure à celle générée par leurs homologues européens ou américains

Les sociétés cotées ayant réalisé des acquisitions en 2011 sont parvenues à afficher une performance boursière supérieure à leur indice de référence, selon les derniers chiffres de l’Observatoire trimestriel publiés par le cabinet de conseil Towers Watson. Sur un cumul de 740 transactions menées à bien l’an dernier, d’une valeur minimum de 100 millions de dollars, «les acquéreurs ont surperformé l’indice global MSCI de 2,9 points, à comparer à une surperformance de 4 points pour l’année 2010». L’échantillon exclut les transactions qui n’aboutissent pas à une participation d’au moins 50% au capital de la cible. Cette surperformance constitue une bonne surprise dans un contexte de marché qui a entraîné une défiance accrue des investisseurs.

Si les acquisitions d’un montant inférieur à 1 milliard de dollars ont surperformé leur indice de 4 points, la réussite des transactions de plus d’1 milliard est jugée plus ardue, ce qui se traduit par une sous-performance relative de 0,8% point. Sur un total de 9 secteurs analysés, les acquéreurs présents dans l’industrie, la finance et l’énergie ont dégagé durant l’année écoulée les surperformances les plus nettes par rapport à leur secteur, alors que les matériaux de base, l’énergie et les biens de consommation durables tenaient la corde en 2010.

On remarque par ailleurs que la valeur actionnariale générée par les acquéreurs d’Asie-Pacifique est plus élevée que celle des prédateurs européens, les premiers surperformant leur indice régional de 6,7 points contre un écart positif de 4,8 points pour les seconds. Les sociétés ayant été les moins bien récompensées sont nord-américaines, avec une performance ajustée supérieure de seulement 1,4 point à celle de leur indice. Mais ces prédateurs mettent en revanche moins de temps à finaliser leurs transactions (57 jours contre respectivement 89 jours et 108 jours pour les groupes européens et américains).

Selon Sylvain Rousseau, directeur du département de Prévoyance-Santé de Towers Watson, «la différence significative dans les délais d’exécution classiques d’une transaction est un constat intéressant qui reflète des approches différentes des transactions en matière de gouvernance, d’attitude des entreprises vis-à-vis des fusions et acquisitions, de détermination et de capacité à se mobiliser rapidement».

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