Le niveau de valorisation des transactions s’accroît dans la chimie

le 02/12/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les groupes industriels américains ont été à l’origine des plus importantes opérations du secteur au troisième trimestre, indique PwC

Si le nombre d’opérations de fusions et acquisitions à l’échelle mondiale a baissé séquentiellement de 30% au troisième trimestre dans la chimie (22 contre 31), la valeur totale des transactions annoncées dans ce secteur a progressé de 8% à 16 milliards de dollars, montre la dernière étude «Chemical Compounds» qui vient d’être publiée par le cabinet PwC. La taille moyenne des opérations a augmenté de 52% d’un trimestre sur l’autre à 726 millions de dollars.

On constate une hausse régulière de la valorisation médiane des transactions, mesurée par le ratio de valeur d’entreprise sur Ebitda. Ce ratio atteint 11,3 au troisième trimestre contre 9,6 sur les 9 premiers mois de l’année et 8,8 en 2010. Face à la quasi-absence des investisseurs financiers qui n’ont représenté que 1,3% de l’activité du secteur entre juillet et septembre, au plus bas depuis 2006, l’étude de PwC table sur des désinvestissements futurs plus importants de la part des fonds de capital-investissement, en raison du niveau élevé des valorisations.

Sur les quatre opérations d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars annoncées, trois d’entre elles émanent de groupes industriels américains (Ecolab/Nalco, Tronox/Exarro, OM/Vaccumschmetze). La cible est américaine dans le dernier dossier, la reprise par le suisse Lonza du groupe Arch Chemicals. Le montant cumulé de ces 4 «mega-deals» (11,7 milliards) a progressé de 11,4% d’un trimestre sur l’autre pour un nombre similaire de transactions, alors que le montant des transactions comprises entre 50 et 500 millions de dollars a chuté de 43% à 2,4 milliards. Les grands groupes «ont pu retrouver des marges de manœuvre en trésorerie afin de réaliser des transactions plus importantes et plus ambitieuses», relève Eric Douheret, responsable transactions chimie chez PwC.

On note une forte contraction séquentielle de l’activité en Chine (-55% à 49 opérations). «L’essentiel des transactions en Chine au troisième trimestre portait sur des transactions locales témoignant de la volonté des entreprises de se consolider afin d’atteindre une taille critique adaptée à leur marché domestique», juge Eric Douheret en misant sur une sélectivité grandissante des intervenants chinois. Enfin, le Brésil a largement contribué au dynamisme des transactions portant sur des cibles sud-américaines (18,2% de l’ensemble des opérations contre 3,6% entre avril et juin).

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