Axa PE poursuit ses emplettes auprès des banques

le 09/06/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La filiale d’Axa a annoncé hier le rachat à Citigroup d’un portefeuille de 1,7 milliard de dollars dans le cadre de sa levée en cours de fonds de fonds

Photo: Antoniol/Bloomberg

Axa Private Equity ne cache pas ses ambitions. Après le rachat en 2010 de portefeuilles investis dans des fonds de capital-investissement auprès de Bank of America et de Natixis Private Equity pour respectivement 1,9 milliard de dollars et 640 millions d’euros par le biais de son véhicule Axa Secondary Fund IV (ASF IV) doté de 2,9 milliards de dollars, la filiale d’Axa a annoncé hier la signature d’un accord avec Citigroup. Elle rachètera un portefeuille de participations d’une valeur de 1,7 milliard de dollars. Cette transaction s’inscrit dans le cadre de la levée d’une cinquième génération de fonds de fonds (ASF V) qui a débuté en mars, visant près de 4 milliards de dollars pour le secondaire. En complément, le groupe prévoit un levier de 200 à 350 millions de dollars pour financer l’opération sans avoir recours au crédit vendeur.

Les actifs acquis, investis à hauteur de 89%, sont composés à 75% de 207 parts dans des fonds de LBO gérés notamment par KKR, Blackstone, Carlyle et Providence Equity Partners ainsi qu’à 25% d’un portefeuille comprenant des investissements directs dans 18 sociétés (dont Solar Reserve ou Great Point). Il s’agit de fonds investis à 70% en actifs américains. «L’excellente visibilité concernant la qualité des actifs nous a permis d’offrir un juste prix», a simplement indiqué Dominique Senequier, présidente d’Axa PE.

Et Axa PE ne compte pas en rester là. Vincent Gombault, le directeur de la gestion de fonds de fonds, indiquait hier au Wall Street Journal être en négociations pour des transactions similaires. Le groupe entend ainsi profiter des 30 à 40 milliards qui devraient être mis sur le marché secondaire du capital-investissement dans les deux prochaines années du fait des nouvelles contraintes réglementaires touchant le secteur bancaire. Une stratégie «plutôt active» visant à renouer avec la croissance, ses encours stagnant entre 25 et 26 milliards de dollars depuis 2008.

La cession de Citigroup, qui s'inscrit dans le cadre du programme de vente de ses actifs non stratégiques engagé en 2009, «permet de libérer du capital qui sera réaffecté à des opportunités de croissance dans nos activités stratégiques» a indiqué Mark Mason, le directeur de Citi Holdings, au Wall Street Journal. La banque américaine a ainsi réussi à réduire ces actifs de 582 milliards mi-2009 à 337 milliards à la fin du mois de mars dernier.

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