Le dispositif de l’UIMM pour les PMI a déjà financé une vingtaine d'entreprises

le 25/03/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Doté de 50 millions d’euros, le véhicule visant à accompagner les PMI a engagé en huit mois 4,5 millions d’euros. L’effet de levier est de 1 pour 7

Baptisé «UIMM Invest PMI», le dispositif de garantie visant à accompagner les petites et moyennes industries dans des programmes d’innovation et de développement a d’ores et déjà profité à une vingtaine d’entreprises. Doté par l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) de 50 millions d’euros, ce dispositif, dont la création a été décidée en 2008, «a engagé 4,5 millions d’euros huit mois après sa mise en place», a souligné jeudi Frédéric Saint-Geours, président de l’UIMM. Sur soixante dossiers éligibles, vingt ont abouti à une signature. Alors que le montant moyen investi par dossier s’élève à 220.000 euros, «nous investissons en règle générale entre 100.000 et 500.000 euros dans chaque projet», a relevé le président.

A travers ce dispositif, «nous recherchons un effet de levier. Sur les dossiers réalisés, cet effet est significatif: pour un euro engagé par le fonds, sept euros additionnels sont apportés par les banques ou d’autres fonds», a poursuivi Frédéric Saint-Geours. A titre de comparaison, le levier est de l’ordre de deux ou trois concernant les prêts participatifs accordés par Oséo, a relevé Gérard Rameix, médiateur du crédit aux entreprises.

Aux yeux de Frédéric Saint-Geours, le rythme d’investissement actuel du dispositif «UIMM Invest PMI» est «appelé à s’accélérer, la structure de pilotage au niveau régional étant désormais mise en place et le maillage sur l’ensemble de la France étant réalisé».

Concrètement, le dispositif dispose de deux voies d’intervention auprès des entreprises. La première est réalisée par le biais de prêts participatifs, pouvant être distribués par des banques et garantis par des fonds de garantie de la profession (Croissance PMI et Essor PMI) ou être distribués par des établissements spécialisés (Oséo Financement, Finorpa) sur abondement de l’UIMM.

«Cette première voie permet de ne pas diluer l’entrepreneur», a souligné Frédéric Saint-Geours. La deuxième voie repose sur l’intervention de fonds d’investissement prêts à s’investir sur une durée de 8 à 10 ans. Jusqu’à présent, «la répartition des dossiers est de l’ordre de deux tiers via des prêts participatifs et d’un tiers via des fonds dits patients», a relevé le président de l’organisation professionnelle.

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