Wendel réalise sa première acquisition depuis l’émergence de la crise

le 24/03/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La société, qui a dévoilé des résultats solides au titre de 2010 grâce, entre autres, au redressement des filiales, a mis la main sur Parcours

A l’occasion de la publication de résultats 2010 jugés solides, Wendel a annoncé sa première acquisition depuis les débuts de la crise. La société d’investissement a mis la main sur Parcours, un spécialiste la location longue durée de véhicules.

Dans le cadre de l’opération, réalisée via Oranje Nassau Développement, structure dédiée aux opportunités d’investissement d’innovation ou de diversification, Wendel prend 95% du capital pour 107 millions d’euros financés en fonds propres aux côtés du management. Parcours, valorisé 60 millions d’euros lors de son retrait de cote en 2005, avait alors été repris par AtriA Capital.

Cette acquisition, la première depuis l'investissement dans Saint-Gobain en 2007, et les transactions Materis, Deutsch et Stahl dans le non-coté en 2006, démontre que «le groupe se préoccupe effectivement de la croissance de son ANR (actif net réévalué, ndlr) au-delà du redressement conjoncturel de la valorisation de son portefeuille actuel», estime CM-CIC.

Au 14 mars 2011, l’ANR s’établissait à 98,2 euros par action, en hausse de 86% par rapport à fin 2009. «L’ANR a crû de 15% depuis fin novembre et reflète une nouvelle augmentation de la valorisation du portefeuille non coté (à 963 millions d’euros, ndlr)», souligne Exane. Une performance à relativiser. «Nos participations non cotées acquises en 2006 se révèlent de quelques millions d’euros supérieures aux coûts d’investissement initiaux, en incluant les réinvestissements», précise Bernard Gautier, membre du directoire.

Sur 2010, Wendel a dévoilé un bénéfice net des activités en hausse de 190% à 443,3 millions d’euros, pour un bénéfice net part du groupe d’un peu plus d’un milliard, contre une perte de 918,3 millions d’euros un an plus tôt.

Cette publication «solide, mais sans surprise majeure», aux yeux de CM-CIC, a été portée au niveau opérationnel par le redressement des filiales et au niveau du résultat net par la baisse de l’endettement et les plus-values de cession, pour 526 millions d’euros, sur Legrand et Stallergènes. «Suite au récent placement des titres Legrand, l’endettement net de Wendel est désormais de 4 milliards d’euros», souligne Exane.

Wendel s’est par ailleurs montré confiant sur ses perspectives. Les analystes citent ainsi la hausse du dividende de 25% à 1,25 euro ou l’accroissement de l’exposition aux variations du cours de Saint-Gobain, à 95,2% contre 87,4% à fin novembre, via la cession de puts.

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