L'avis de... Régis Castagné, directeur commercial Emea BT Global Bankink & Financial Markets

« Sécurité des échanges et robustesse du dispositif sont les sujets essentiels »

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

La signature du contrat de migration de LCH.Clearnet a-t-elle impliqué des investissements pour BT Radianz ?

La résilience et la sécurité, qui sont les deux préoccupations majeures de LCH.Clearnet, sont incluses dans nos services d’infrastructure de marché partagée. Nous n’avons pas mis en place de réseau particulier pour eux. Nous assumons la responsabilité des SLA (services level agreement, NDLR) et des équipements. LCH.Clearnet s’occupe de la supervision des besoins en bande passante de ses clients, du provisioning (attribution de la bande-passante, NDLR) et de la facturation. Ils bénéficient d’outils de paramétrage et de surveillance pour contrôler l’ensemble des flux de leurs clients.

Les besoins en bande-passante de LCH.Clearnet sont-ils importants ?

Encore une fois, ce qui préoccupe les dirigeants de cette chambre de compensation est avant tout la sécurité des échanges et la robustesse du dispositif. Leurs besoins en bande passante ne sont pas très importants, de l’ordre de quelques mégabits par seconde (Mb/s). A titre de comparaison, le flux de données pour la Bourse des dérivés de Chicago est de 540 Mb/s.

Comment a été déterminé l’ordre de migration des différents membres de LCH.Clearnet ?

Il faut séparer les membres de LCH.Clearnet en deux catégories : ceux qui étaient déjà clients de BT Radianz, soit 70 % environ, que l’on appelle « on net » ; et les autres, dits « off net ». Pour les premiers, la migration a consisté en des opérations de configuration, et la planification des migrations s’est faite en fonction des disponibilités des trois parties. Pour les « off net », il a fallu mettre en place une infrastructure, la planification s’est faite en fonction des délais : pour créer les liens physiques via les opérateurs télécoms (Colt et France Telecom), soit de quatre à six semaines, et pour configurer les routeurs (voir le schéma), soit de une à deux semaines.

Quelle a été la partie la plus délicate de ce projet ?

Justement, la coordination entre les trois parties. Les ressources de chacun n’étant pas illimitées, il a fallu trouver de la place dans les plannings au milieu des autres projets des uns et des autres.

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