Innovation financière

Vers des LBO français sans « covenant » ?

le 10/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Flexibilité. Détenu par Advent, Oberthur Technologies a fait appel à Goldman Sachs, JPMorgan et Lloyds pour syndiquer 440 millions d’euros de prêts à 6,5 ans libellés en dollars (pour 372 millions) et en euros (pour 165 millions), et avec des clauses allégées (covenants lite ou cov-lite). Ces prêts, assortis d’une émission obligataire à « haut rendement » de 200 millions d’euros, doivent refinancer les 640 millions restant de la dette du LBO (leveraged buy-out) montée lors du rachat de 2011. Barclays, HSBC et SG CIB travaillaient aussi sur la transaction. Le numéro deux mondial de la carte à puce ne cherche pas tant à repousser ses échéances de dette (2018 et 2019 dans le montage initial) qu’à gagner en flexibilité pour développer son plan stratégique à 3-5 ans, sans ces clauses contraignantes sur le niveau d'endettement ou la capacité à réaliser des acquisitions. Quitte à payer un peu plus cher en coupons (Libor plus 475 et 525 points de base pour les deux tranches) dans un contexte de financement qui n'a jamais été aussi favorable. Les LBO américains sont coutumiers de ce type de financement, et celui sur Allflex, groupe français qui tire une grosse partie de ses revenus en dollars, avait d'ailleurs fait l’objet d’un « cov-lite » au printemps.

A lire aussi