Vallourec, cas pratique autour du « real »

le 24/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Vallourec risque de voir ses résultats du second semestre quelque peu impactés par la chute du real du fait d’un effet conversion négatif sur les résultats de ses filiales brésiliennes alors que leur chiffre d’affaires, en grande partie facturé en dollars, avait déjà été couvert au moment des commandes. Mais cet impact devrait être compensé à moyen terme si le cours dollar/real reste ainsi favorable. « Surtout, cela aurait un impact positif sur la compétitivité de nos filiales brésiliennes face à des concurrents exportateurs vers le Brésil », note Etienne Lacomme-Lahourguette, directeur de la trésorerie et du financement groupe. Le spécialiste des solutions tubulaires pour l’énergie gère en effet activement son exposition sur les flux commerciaux en mettant systématiquement en place des couvertures dès la commande (parfois dès l’offre commerciale), qui sont donc le plus souvent en dollars (environ 25 % même pour les filiales européennes), afin d’atténuer tous les effets devises sur ses marges. Le groupe utilise essentiellement des ventes (ou achats) à terme : « Ces instruments ‘fermes’ simplifient notamment notre comptabilité IFRS, permettant d'être moins exposés à la volatilité qu'avec des produits optionnels, explique Etienne Lacomme-Lahourguette. Sachant que la commande est en général passée 6 à 8 mois avant la facturation-livraison, et que le paiement intervient encore 60 à 90 jours après celle-ci. » Le différentiel de taux propre aux couvertures à terme est dans ce cas plutôt favorable à la filiale brésilienne, qui vend ses produits en dollars.

Concernant les flux financiers, la holding privilégie à la fois des prêts intragroupe et le financement de ses filiales en devise locale : de facto, c’est elle qui assume le risque de change entre le début et la fin du prêt, et peut se couvrir avec un swap de change.

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