Vague de dettes « unitranches »

le 24/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Fondations Capital a relancé le mouvement en janvier en rachetant les restaurants Courtepaille (photo) avec une dette obligataire privée dite « unitranche » (160 millions d’euros) souscrite intégralement par ICG. Duke Street a suivi au printemps en refinançant son LBO (leveraged buy-out) sur le laboratoire Biomnis par une obligation de six ans similaire (150 millions) auprès d’Axa Mezzanine. Toujours avec ce même prêteur et ce même type de prêt in fine (d’environ 100 millions), Equistone (ex-Barclays PE) vient d’organiser un nouveau LBO sur Unither, et Eurazeo PME (ex-Ofi PE) le refinancement de Siem-Flexitallic. Malgré un coût généralement élevé (environ 11 % hors éventuels BSA - bons de souscription d’action), cette dette unirate, lancée en France début 2007 sur les valises Delsey avec Argan Capital (et European Capital comme prêteur également habitué à en arranger), est intéressante et flexible pour les entreprises en forte croissance. « En termes de ‘cash-flows’ - réservés au développement de l’entreprise -, de durée de tirage - non limitée - , de ‘covenants’/ratios - moins contraignants -, de notation - pas nécessaire -, c’est un financement beaucoup plus souple qu’une dette bancaire senior amortissable ou qu’une obligation publique », explique Cécile Mayer-Levi, responsable des activités mezzanine chez Axa PE. Elle insiste aussi sur la facilité de mise en place, avec un seul partenaire (d’une certaine taille) et sans besoin de syndication, même si certains fonds de LBO s’inquiètent justement d’avoir un autre fonds pour seul prêteur « senior »... « Nous sommes désormais sollicités pour des montages de toute taille, sachant que de plus grandes transactions nous amèneraient à travailler à deux ou trois prêteurs. »

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