UBS poussé dans ses retranchements

le 02/06/2011 L'AGEFI Hebdo

Partira, partira pas ? Face au durcissement de la législation bancaire suisse, UBS avait demandé le mois dernier un moratoire d’un an. Faute de quoi il pourrait déménager sa banque de financement et d’investissement (BFI). En assemblée générale et devant les équipes, ses dirigeants, soucieux de stopper les départs, ont néanmoins assuré qu’ils conserveraient son siège en Suisse. Il n’empêche que le Wall Street Journal (26 mai) croit savoir qu’UBS envisage d’envoyer sa BFI à Londres, New York ou Singapour, en réalité poussé par les autorités locales à créer une entité légale indépendante financièrement. Il s’agirait d’une scission de fait. Dans une étude sur le groupe, RBS se demande pourquoi le numéro deux mondial de la gestion de fortune ne se séparerait pas de sa plate-forme de négoce des produits à taux fixes, devises et matières premières, objet de toutes les craintes (voir l’impact sur le résultat de la BFI ci-contre) qui mobiliserait 55 % des fonds propres du groupe sous Bâle III. Son analyste financier estime qu’UBS atteindrait malgré tout un rendement du capital de 15 %.

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