UBS devra restaurer la confiance après la fraude présumée d’un trader

le 22/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Bis repetita. Après ses pertes dans les crédits subprime, son rôle dans l’affaire Madoff et son bras de fer avec les Etats-Unis sur l’évasion fiscale, UBS voit de nouveau sa réputation mise à mal. La première banque suisse aurait été victime d’une fraude de 2,3 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) qui lui vaut une mise sous surveillance par les trois agences de notation et lui coûtera son bénéfice trimestriel. L’un de ses traders, Kweku Adoboli, a été inculpé à Londres après la découverte - en interne mais tardivement - de transactions non autorisées. Selon UBS, ses opérations sur des futures étaient « compensées par des positions fictives sur ETF (fonds indiciels cotés, NDLR) ». Comme Jérôme Kerviel au moment de faits similaires chez Société Générale, Kweku Adoboli a 31 ans, est informaticien et a débuté en back-office avant d’être affecté à un desk « delta one ». Après l’annonce de 3.500 suppressions de postes cet été, UBS devra prouver sa solidité lors de sa journée investisseurs du 17 novembre, alors que le débat sur la séparation entre activités de marchés et gestion privée est relancé en Suisse.

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