Rencontre avec... Marc Bertrand, directeur général de La Française AM

« Un très bon profil de risque »

le 07/06/2012 L'AGEFI Hebdo

Vous gérez l'un des huit OPCI* grand public du marché. Pourquoi vous lancer sur ce segment peu porteur pour l'instant ?

En tant qu'acteur de premier plan du marché de l'immobilier, nous avons un rôle pédagogique à jouer pour participer au développement de l'OPCI grand public. Cela prend du temps : il faut expliquer son fonctionnement et ses avantages aux réseaux de distribution. L'OPCI grand public n'est pas un produit immobilier pur, comme les SCPI**, mais un placement hybride mixant de l'immobilier physique et des valeurs mobilières.

Songez-vous à lancer un OPCI FPI, relevant de la fiscalité des revenus fonciers ?

Nous y réfléchissons, mais il n'y a pas d'urgence car les SCPI existantes répondent déjà aux besoins des clients à la recherche de revenus fonciers, permettant notamment de réaliser des montages de financement à crédit. L'OPCI FPI (fonds de placement immobilier, NDLR) est certes plus souple que la SCPI, mais ces dernières ne sont pas à bout de souffle : elles ont au contraire bien traversé la crise.

L'OPCI à règle de fonctionnement allégée (RFA), destiné aux investisseurs institutionnels, se développe à grands pas. Pourquoi un tel écart ?

L'OPCI RFA a bénéficié, jusqu'au 31 décembre 2011, d'un avantage fiscal grâce à l'article 210 E favorisant l'externalisation d'actifs immobiliers à des OPCI. Cet avantage a donné l'impulsion, et les OPCI RFA font désormais partie intégrante du paysage immobilier, seulement cinq ans après leur création. L'OPCI grand public n'a pas eu la chance de bénéficier d'un tel catalyseur.

*Organismes de placement collectif en immobilier

**Sociétés civiles de placement immobilier

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