Les transactions M&A de l’Asie vers la France s'intensifient

le 04/07/2013 L'AGEFI Hebdo

La banque d’affaires DC Advisory (groupe Daiwa) élabore un observatoire de ces opérations et livre ses résultats à L’Agefi.

Photo : Fotolia

Pour ce premier observatoire proposé par DC Advisory (groupe Daiwa) sur les fusions-acquisitions entre la France et l’Asie, la banque d’affaires a comptabilisé le nombre total de transactions (hors coentreprises) réalisées depuis le 1er janvier 2011 : 45 de l’Asie vers la France, 88 de la France vers l’Asie. « Au-delà du résultat sur cinq semestres, le rapport de ces échanges est en train de s’équilibrer, constate Alexis Matheron, directeur à Paris en charge des transactions avec l’Asie. Les grands groupes français comme Publicis (12 'deals' sur la période étudiée), Bureau Veritas (7), Schneider (5) ou Essilor (4) sont depuis quelques années très actifs à l’achat sur de belles PME pouvant améliorer leur implantation industrielle et/ou commerciale. » Mais depuis 2012, les investissements français en Chine ralentissent : les belles cibles sont rares et (trop) chères, et les problèmes d’intégration bien réels.

Opérations très ciblées

Dans l’autre sens, les groupes japonais sont particulièrement volontaires, avec une logique de recherche de nouveaux marchés et relais de croissance bien que la récente baisse du yen tempère leurs ambitions. « Au-delà d’opérations phares comme CFAO-Toyota Tsusho, des 'deals' très ciblés comme l’acquisition d’Alpha Direct Services par Rakuten illustrent la volonté des Japonais d’intégrer toute la chaîne de valeur afin d’accompagner au mieux leur clientèle européenne », note le banquier.

En 2013, les Chinois ont poursuivi leurs achats en France (6), ciblant toujours essentiellement des savoir-faire (aussi bien dans la vigne, la logistique que dans les hautes technologies comme avec Echosens) ou des marques (Clergerie, Rykiel, etc.) qu’ils espèrent pouvoir développer sur leur marché intérieur. « Les prises de participation chez Aigle Azur ou plus récemment Terminal Link, et des offres conjointes avec des fonds sur Club Med ou Nocibé traduisent la volonté de ces acteurs d’avancer dorénavant avec des partenaires français pour des raisons stratégiques, opérationnelles et culturelles. » 

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