La structure des syndicats bancaires évolue

le 03/02/2011 L'AGEFI Hebdo

« Nous avons toujours la volonté de nous financer régulièrement, mais l’an dernier, les banques nous ont aussi fait sentir qu’elles seraient à nos côtés si nous désirions lever des fonds. » Les propos de Nicolas Reynaud (photo), directeur financier de SFL, illustrent bien la démarche active dont ont fait preuve les banques l’an passé. Dans certains cas, cela s’est même traduit par un embouteillage au sein des syndicats. Un phénomène qui a nécessité une redistribution des rôles. « Auparavant, le nombre de ‘bookrunners’ se limitait à quatre, avec de nombreux participants en deuxième et troisième niveaux, explique Richard Montague, responsable leverage & acquisition finance chez HSBC France. Désormais, la plupart des banques veulent être présentes dès le premier niveau, principalement pour des questions d’accès au ‘side business’ (activités supplémentaires induites par une opération, NDLR) et d’image auprès du client. » On a ainsi compté quatorze établissements sur les opérations de Carrefour et Saint-Gobain, quinze sur celle d’EDF et même 28 pour France Telecom. De quoi compliquer la coordination des syndicats. « Cette situation d’élargissement des groupes de ‘bookrunners’ a nécessité de nommer un ou plusieurs coordinateurs », poursuit Richard Montague. Deux à trois banques suffisent pour remplir cette mission. Bien que ce statut de coordinateur global ne soit pas distingué officiellement au sein des classements (league tables), ce sont en règle générale les banques de haut de tableau, dont les trois grandes françaises et HSBC (voir le tableau page 34), qui jouent ce rôle.

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