Simple ou simpliste ?

le 30/01/2014 L'AGEFI Hebdo

Les entreprises n’ont pas fini de se lamenter sur le manque de crédit. Ainsi, le progrès que marque la création des fonds de prêts à l’économie va rapidement s’avérer limité, le législateur ayant voulu éviter les errances passées de la titrisation avec des montages « simples ». Or le dépouillement va vite devenir synonyme de carcan. Ainsi, ces fonds sont interdits de « tranchage », une technique déjà très pénalisée par Bâle III et Solvabilité II. Les investisseurs vont donc devoir renoncer à la valeur ajoutée apportée par le gérant de la titrisation, comme si leur faculté de discernement était à jamais objet de défiance... Sans compter que les créances titrisées doivent avoir une durée minimale de deux ans, une disposition reprise à la loi créant la titrisation et datant de... 1988 et sans justification économique.

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