SG Mid Caps déploie des partenariats pour étoffer son offre

le 11/10/2012 L'AGEFI Hebdo

La banque des entreprises moyennes de Société Générale s’allie avec le courtier Gilbert Dupont sur les marchés et avec Axa dans les financements.

SG Mid Caps s’est trouvé un nouvel allié. A cheval entre la banque de détail et la banque de financement et d’investissement (BFI) de Société Générale, ce département a noué un partenariat avec Gilbert Dupont, courtier du Crédit du Nord lui-même filiale du groupe de La Défense. « Nous voulons coopérer plus largement avec ses équipes pour mieux répondre aux besoins des sociétés 'small caps' en termes d’accès au marché boursier », annonce Vincent Tricon, directeur depuis mars de SG Mid Caps qui propose des solutions de haut de bilan aux entreprises non couvertes par la BFI. Gilbert Dupont a une forte présence et une expertise reconnue sur ce segment de marché », à l’instar d’Oddo Securities. Son alliance avec SG Mid Caps a débuté en début d’année avec la cotation d’Eos Imaging (38 millions d’euros) et DBV Technologies (45 millions) dont ils étaient co-teneurs de livres. Ces sociétés innovantes encore non rentables ne sont toutefois pas couvertes par la recherche de Gilbert Dupont. Et SG Mid Caps n’a pas mené d’autre cotation depuis.

100 millions en non-coté

« Les opérations d’ECM (marché primaire actions, NDLR) sont fortement ralenties, en particulier les introductions en Bourse, reconnaît le patron de SG Mid Caps, ancien banquier d’affaires passé par la direction financière du groupe. La situation économique est également défavorable aux fusions-acquisitions, acheteurs et vendeurs ayant du mal à s’entendre sur un prix dans un contexte d’incertitudes sur les résultats de l’année et les perspectives. » SG Mid Caps aurait tout de même une vingtaine de mandats en cours, comme l’an dernier à la même période. « Nous étions premier en 2011 en nombre d’opérations sur les 'small' et 'midcaps', jusqu’à 250 millions d’euros de valeur d’entreprises », assure Vincent Tricon en se référant aux deals annoncés recensés par Thomson Reuters. Sur les opérations bouclées et jusqu’à 500 millions d’euros, le groupe pointait au quatrième rang (en nombre et en volume) du classement de L’Agefi Hebdo, derrière Rothschild, BNP Paribas et Leonardo.

Dans le non-coté, « les volumes d’opérations réalisées par les fonds de 'private equity' sont en forte baisse depuis le début de l’année », pointe Vincent Tricon. Société Générale Capital Partenaires, le gestionnaire de SG Mid Caps, veut pourtant être plus présent sur des offres de premier tour auprès des jeunes entreprises. Après la restructuration de l’activité en 2008, « nous avons un portefeuille de 100 millions d’euros investis en compte propre dans le non-coté, contre 75 millions fin 2010, confie Vincent Tricon. Nous devrions atteindre 150 millions d’euros en 2013 ». La banque prend des tickets minoritaires de 300.000 à 10 millions d’euros et de 2,5 millions en moyenne. « Nous avons investi 10 millions d’euros en 2009, puis 16 millions en 2010, 28 millions en 2011 et sans doute cette année 40 à 50 millions, niveau qui devrait correspondre à notre rythme de croisière », détaille le patron de SG Mid Caps. Il souhaite aussi faire tourner son portefeuille, à l’image de ses gros concurrents Naxicap Partners, BNP Paribas Développement ou CM-CIC Investissement.

Placement privé

En dehors des fonds propres, SG Mid Caps propose des crédits ainsi que des financements désintermédiés via des émissions obligataires et, depuis peu, un fonds commun de placement pour le compte d’Axa. L’assureur s’engage à reprendre 80 % des créances originées à ce titre. Seule une opération a déjà été conclue, pour un montant non dévoilé, avec Sonepar, gros groupe familial de distribution de matériel électrique. « Il n’y aura pas de raz-de-marée car investisseurs et émetteurs sont encore dans une courbe d’apprentissage, explique Vincent Tricon. Notre partenariat avec Axa ne vise que les sociétés de plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires. Quant aux émetteurs, il leur faut prendre en compte les demandes des investisseurs. Enfin, les belles PME trouvent toujours auprès de leurs banques les financements dont elles ont besoin pour leurs projets. »

Malgré les règles défavorables de Bâle III, « nous répondons à la demande, un peu moins soutenue que l’an passé du fait de la baisse des LBO (financements à effet de levier, NDLR), poursuit le banquier. Cette dernière est toutefois compensée par la bonne tenue des financements structurés pour les entreprises ». En la matière, SG Mid Caps veut être plus « proactif ». Une mission confiée à Laurent Wecxsteen, responsable des financements structurés depuis septembre et ancien directeur d’exploitation dans le réseau. Epargné par le plan social de la BFI, Vincent Tricon espère aussi renforcer son équipe de 75 personnes, avec quelques recrutements en province en 2013.

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