Les salles de marché à la traîne

le 09/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Les traders ne traitent pas encore les investisseurs comme des rois. « En 2009, malgré le quasi-doublement des activités de ‘trading’ en Europe, la part des revenus tirés des clients (gestionnaires d’actifs et ‘hedge funds’…) n’a pas progressé, constate Bruno de Saint-Florent, associé chez Oliver Wyman. Preuve que ceux-ci n’ont pas été le moteur de la croissance. » Le compte propre reste un vecteur important de revenus, mais les banques cherchent aussi à diminuer leur profil de risque et à accroître les ventes croisées auprès des investisseurs. « Certaines banques ont la volonté de mettre à la disposition des opérateurs des outils de relation clients, comme il en existe chez les courtiers », indique Stéphane-Clélia Bartoli, directrice chez Eurogroup Consulting. Après avoir rapproché en 2009 les actions et le fixed income (taux, change et matières premières) dans une même division, Société Générale veut par exemple mettre en place des synergies dans les produits structurés. Natixis a de son côté fusionné ses équipes de vente d’actions et de dérivés actions. Les évolutions réglementaires ouvrent aussi de nouvelles perspectives. « La réforme des marchés de gré à gré va contraindre les fonds alternatifs en matière d’appels de marges, en leur demandant d’apporter du collatéral en cash aux chambres de compensation centrales, explique Bruno de Saint-Florent. Les banques qui ont des activités de ‘prime brokerage’ et de ‘clearing’ peuvent les aider à y répondre, en tirant parti de leurs autres positions. » 

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