Retour en force des IPO, sauf à Paris

le 03/10/2013 L'AGEFI Hebdo

32 milliards de dollars levés à New York depuis le 1er janvier, 5 milliards d'euros à Londres, près de 2,5 en Allemagne… et seulement 425 millions à Paris. Le marché des introductions en Bourse (IPO) s'est rouvert, présentant la perspective d’une année record depuis 2007. Sauf en France, où l’attente de croissance et l’écosystème boursier ne sont pas favorables. Ni les dossiers Numericable, Blue Solutions, Tarkett ou Elior, ni les spin-off attendus sur la Fnac ou SFR ne devraient vraiment changer la tendance cette année. Même Criteo, présentée comme LA success story française de l’internet, a l’intention de financer sa croissance sur le Nasdaq.

Pourtant, il semble que, avec plus de 65 milliards de dollars investis au premier semestre, les investisseurs américains se tournent vers les actions européennes, à la recherche de nouveaux investissements. Diverses sociétés d'immobilier (LEG Immobilien, Crest Nicholson, Deutsche Annington), de services (Telefonica Deutschland, Talanx, Everything Everywhere, ISS, Foxtons, Merlin Entertainments, Ceva Logistics, Royal Mail, etc.) ou même industrielles (HellermannTyton, Greencoat UK Wind), en ont profité pour s’introduire ces derniers mois, notamment en Grande-Bretagne et en Allemagne, portant les compteurs du Vieux Continent à près de 19 milliards de dollars. « Il y a la perception que les problèmes économiques de la région sont derrière nous, avec pour effet une baisse de la volatilité », analyse Josef Ritter, responsable ECM (equity capital market) pour l’Europe chez Deutsche Bank. Même Milan connaît un certain attrait autour de valeurs du luxe : Moleskine, Prada ou Ferragamo,

en attendant Moncler.

Aux Etats-Unis, les IPO des hôtels Hilton, d’Alibaba et de Twitter pourraient aussi soutenir la tendance.

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