Rémunérations sous tension

le 10/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Les dirigeants de Citi, UBS ou Aviva peuvent se consoler des critiques sur leurs rémunérations qu’ont exprimées leurs actionnaires. Pourtant impliqués en tant que partenaires, leurs pairs dans la banque d’affaires brésilienne BTG Pactual se sont vu imposer des limitations draconiennes à la vente de leurs titres, selon The Economist, après la mise en Bourse de l’établissement le mois dernier : pour leur éviter des opérations biaisées par l’appât du gain, la vente de leurs actions, notamment, ne pourra se faire qu’à coût historique. Dommage que le fondateur et actionnaire majoritaire André Esteves ne s’applique pas à lui-même une telle rigueur mais prévoie que son avis l’emporte sur celui des actionnaires en toutes circonstances. L’entrée en Bourse de la banque, de 2 milliards de dollars, n’en a pas moins été un succès.

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