Régulation, les entreprises ont leur mot à dire

le 02/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Le G20 n’implique pas que les chefs d’Etat. Pour la première fois, à l’invitation du président sud-coréen, Lee Myung-bak, les dirigeants des plus grandes entreprises des pays du G20 se sont réunis la veille du sommet. Ce « B20 », qui comptait du côté français Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, Christophe de Margerie, directeur général de Total, Jean-Pascal Tricoire, directeur général délégué de Schneider Electric, et Patrick Kron, PDG d’Alstom, s’est penché sur les sujets de croissance et de régulation, l’idée étant que « le monde de l’entreprise peut avoir des messages à faire passer », relève Gérard Mestrallet. Certains chefs d’Etat se sont mêlés au groupe de travail, tels que Felipe Calderón, président du Mexique, David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni, Angela Merkel, chancelière allemande, et Jose Luis Rodriguez Zapatero, Premier ministre espagnol, ainsi que Christine Lagarde, ministre de l’Economie français, Dominique Strauss-Khan, directeur général du Fonds monétaire international, ou encore Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce. Les messages remis au G20 ont concerné la croissance durable et les économies en énergie, la nécessité de réguler la finance mondiale sans mettre en danger le financement de l’économie, les problèmes des monnaies, et surtout « éviter tout signal de protectionnisme », souligne Gérard Mestrallet, qui espère que « l’initiative sera reproduite pour le G20 français ».

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