Régulation à contre-emploi

le 24/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Les règles de Bâle III soulèvent des critiques croissantes, et pas seulement des banques. « Les nouvelles exigences prudentielles imposées par les régulateurs, tant Bâle III pour les banques en termes de capitaux propres et de liquidité, que Solvabilité II pour les assureurs, pourraient bien constituer un facteur de renchérissement et de freinage pour l’investissement comme pour le financement des PME, un problème clé », prévenait récemment Gérard Rameix, médiateur du crédit, dans une réunion privée. Sans compter qu’on semble loin, avec ces mesures, de s’attaquer aux origines directes de la crise : « L’imperfection de la régulation américaine est l’une des explications de la crise, avec une responsabilité particulière pour la SEC (Securities and Exchange Commission, NDLR) qui a laissé les banques d’affaires mettre en place des mécanismes à effets de levier excessifs », rappelait le médiateur. Dommage car le volet prudentiel est à peu près la seule avancée de la régulation depuis la crise.

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