Prudence bien ordonnée

le 22/03/2012 L'AGEFI Hebdo

Il y a de quoi être surpris par le peu de suites que paraît avoir eues à Wall Street la toniturante et désormais fameuse charge de Greg Smith dans le New York Times contre son employeur Goldman Sachs, accusé de considérer ses clients comme des « bouffons ». Outre le fait que l’imprécateur a sans doute assuré la reconduction de Lloyd Blankfein pour quelque temps encore, il a surtout déclenché une vague inattendue de solidarité de la part des pairs du mogul de la finance. Le patron de JPMorgan s’est même fendu d’un courriel interdisant à ses équipes de tirer le moindre parti de l’incident. Voilà qui est confraternel. Mais avant de tirer son chapeau, on fera bien de s’arrêter sur ce commentaire d’un patron de Wall Street, cité mais non identifié dans le Wall Street Journal : « Chacun a chez soi une centaine de Greg Smith qui ne demandent qu’à s’exprimer ». Tout comme la charité, la prudence bien ordonnée commence par soi-même.

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