Des profils de banques de financement et d’investissement (BFI) peu comparables

le 21/11/2013 L'AGEFI Hebdo

La situation des banques de financement et d’investissement (BFI) s’est assainie. Attention toutefois, « les BFI françaises sont en apparence comparables, mais elles regroupent dans les faits des entreprises clientes de tailles différentes, explique Eric Dupont, senior director institutions financières chez Fitch Ratings. Plus les entreprises sont grandes, plus le coût du risque tend à être faible. Le coût du risque n'est donc pas toujours comparable entre BFI. » De ce point de vue, Natixis (BPCE) est un peu à part. Quoi qu'il en soit, si le coût du risque des BFI peut subir une forte volatilité sur un seul dossier, il est globalement en baisse au troisième trimestre 2013 comparé à celui de 2012, sauf au Crédit Agricole (+ 83,1 %). Chez Cacib, il ne prend pas en compte les activités en cours d’arrêt dont, d’ailleurs, le coût du risque baisse de 10 millions à 4 millions d’euros sur cette période. Chez BNP Paribas, le coût du risque pèse 77 millions d’euros, en baisse de 55,5 % par rapport au troisième trimestre 2012. Le groupe prévient que « la base de comparaison des neuf premiers mois de 2012 est non significative du fait de reprises élevées au deuxième trimestre 2012. » Chez Société Générale, il pèse pour 212 millions d’euros, contre -197 millions un an plus tôt (+10,4 % si l’on prend à périmètre et change constant). Ces chiffres incluent les actifs gérés en extinction, mais l’exposition nette des actifs non-investment grade est réduite à un milliard et n’aura plus d’effet à partir du 1er janvier.

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