Produits obligataires et produits dérivés loin du compte

le 22/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Bien que la directive MIF de 2007 s’applique en théorie à tous les marchés d’instruments financiers, les échanges de titres obligataires et dérivés se font encore à 95 % de gré à gré (OTC) en Europe, souvent par téléphone, avec un accès des acheteurs aux écrans des courtiers pour avoir une vague idée des prix, du coup parfois très dispersés sur un titre (même sur des obligations, pourtant plus simples à valoriser). Le projet de révision MIF II consulté par L’Agefi Quotidien semble vouloir étendre à tous ces instruments la transparence pre-trade actuellement applicable aux actions (avec publication, pour chaque ordre, des prix et volumes proposés à la vente ou à l’achat). Mais avec la possibilité pour les autorités nationales de surseoir à cette obligation pour « certains produits spécifiques », en fonction de la nature et de la liquidité de leur marché, ou « sur le fondement du type et de la taille des ordres ». Une possibilité d’exemption qui avait permis de soustraire à la transparence une part du marché actions avec MIF I, et qui pourrait concerner les transactions sur les produits dérivés en dépit des recommandations du G20 pour les réintégrer à des marchés organisés. Des modifications sont encore susceptibles d’être introduites d’ici à leur adoption par le collège des commissaires en octobre ou novembre.

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