Prime à l’inaction

le 31/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Les besoins en crédit des entreprises font l’objet de toutes les attentions, qu’il s’agisse d’encourager les banques à en distribuer malgré Bâle 3 ou de promouvoir les obligations. Pourtant, le mal vient de plus loin. Le rendement du capital des entreprises françaises - avant dividendes - est inférieur à celui de leurs homologues portugaises, selon une étude récente de Natixis. Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que les entreprises n’aient pas envie d’investir ni de se développer. Pour infléchir un partage des revenus à l’évidence mal réglé, les baisses d’impôts de 3 milliards d’euros dont les entreprises bénéficieront en 2014 sont loin d’être à la hauteur. Sans compter qu’elles vont souvent à l’innovation, qui débouche, souvent aussi, sur une production installée en Asie…

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