Cyril Meilland, responsable des banques européennes chez Kepler Cheuvreux

«Des performances robustes »

le 21/11/2013 L'AGEFI Hebdo

Quel regard portez-vous sur les résultats trimestriels de Natixis?

Les performances publiées se sont révélées robustes et supérieures aux attentes, particulièrement dans la banque de financement et d’investissement. Les revenus dégagés dans les activités de dette, les actions et les financements structurés ont dépassé le consensus. La gestion d’actifs, conforme aux prévisions, a enregistré une forte activité, marquée par un haut niveau de collecte, de 11,2 milliards d’euros, liée principalement à la bonne dynamique des filiales américaines. Celles-ci représentent désormais près de la moitié des encours sous gestion. Même l’Europe a enregistré une collecte nette de capitaux, ce qui constitue une belle performance au regard des décollectes chez les autres banques. Les activités d’assurances ont également porté les résultats.

Dans ce domaine, BPCE entend faire de Natixis sa plate-forme unique dédiée…

La démarche de BPCE, seul grand réseau français avec la Banque Postale qui ne contrôle pas la fabrication de ses produits d’assurance-vie, se révèle logique. Le groupe a amélioré sa situation capitalistique au cours des dernières années. Elle est désormais suffisante pour intégrer la gestion de l’assurance-vie. La bancassurance constitue un modèle intéressant, permettant de disposer d’un complément de revenus assorti d’une faible consommation en fonds propres. L’intégration permettrait aussi une meilleure transmission d’information entre l’assurance et le réseau, une conception de produits mieux ciblés sur les besoins des clients. Cette évolution se fera toutefois très progressivement. Seuls les nouveaux contrats ouverts à partir de 2016 tomberaient dans le giron de Natixis tandis que les abondements d’anciens contrats resteraient chez CNP Assurances.

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