OBLIGATIONS CORPORATE JPMorgan confirme sa domination

le 13/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Les américains portés par leur marché

Une fois de plus, en 2010, JPMorgan a conservé la première place parmi les chefs de file des émissions d’obligations d’entreprises au niveau mondial. La banque est également, et pour la troisième année consécutive, numéro un aux Etats-Unis, qui représentent 86 % du marché mondial. Pourtant, elle n’était pas présente sur la principale opération de l’année, l’émission par Kraft Foods Inc de 9,5 milliards de dollars en février. Bank of America et Citi occupent les deuxième et troisième places pour ces deux classements, suivis, au niveau mondial, par les européens Deutsche Bank, Barclays Capital et Credit Suisse. Les opérations majeures de l’année ont été constituées par des émissions d’environ 5 milliards de dollars, de NBC Universal, Novartis, Wal-Mart, Microsoft notamment. Elles ont eu lieu en début d’année ou à l’automne, c’est-à-dire avant ou quelque temps après la tourmente déclenchée par le crise grecque.

BNP Paribas en Europe

La banque française répète sa performance de l’an dernier et décroche la première place du classement européen, ayant notamment travaillé sur les émissions de Merck KGaA (4,4 milliards), Enel SpA (4 milliards) ou Wind (3,7 milliards), le seul émetteur de catégorie spéculative qui apparaisse parmi les plus grosses opérations de l’année. SG CIB passe de la 5eà la 9eplace, les volumes d’opérations étant toutefois assez proches entre les dix premiers acteurs européens. En France, BNP Paribas supplante Crédit Agricole CIB en tête du classement, les acteurs locaux cédant seulement la sixième place à un étranger, Deutsche Bank. EDF, avec quatre émissions, a nourri le marché avec près de 8 milliards émis. Surtout, on retiendra que le volant d’affaires a été alimenté par des opérations opportunistes, compte tenu de l’environnement de taux favorable pour les belles signatures, les émetteurs refinançant les emprunts émis précédemment à des conditions moins avantageuses. Autre creuset d’opérations, les appels au marché comme celui de Pernod Ricard (1,6 milliard en mars), dans une démarche de désintermédiation accrue de son financement.

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