OBLIGATIONS A HAUT RENDEMENT - JPMorgan devant Deutsche Bank et BAML

le 10/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Un marché globalement porteur

Malgré un mois d’août un peu plus difficile, le marché primaire des obligations corporateà « haut rendement (high yield bonds,HYB) poursuit depuis janvier sa forte progression initiée en 2012, selon ce classement des établissements teneurs de livre proposé par Dealogic. Les émissions globales atteignent 345 milliards de dollars, en hausse de 26 % par rapport à la même période en 2012, sur un marché largement dominé par JPMorgan, devant Deutsche Bank et BAML au niveau mondial.

Le marché nord-américain, avec 182 milliards de dollars, gagne seulement 5 % d’une année sur l’autre, malgré des émissions de taille record depuis la rentrée : Tenet Healthcare (4,6 milliards), MetroPCS Wireless, Intelsat (3,5), HJ Heinz (3,1), DISH DBS, General Motors Financial (2,6), Ashland, Chesapeake Energy (2,3)… L’émission de Sprint Corp pour 6,5 milliards de dollars, plus grosse opération HYB de l’histoire dans le cadre de son rachat par Soft Bank, a été comptabilisée du côté japonais, gonflant artificiellement les statistiques asiatiques (33 milliards). JPMorgan, qui a participé à la plupart de ces opérations, devance donc BAML et Deutsche Bank.

+60 % en Europe

Le marché européen a connu trois premiers trimestres réguliers, pour atteindre 97 milliards d’émissions nouvelles, soit une hausse de 60 % par rapport à 2012 (et encore +53 % par rapport à 2011). Deutsche Bank y devance JPMorgan et Goldman Sachs, avec là aussi presque vingt opérations au-dessus du milliard de dollars : Virgin Media (2,7), Activision Blizzard (2,2), Schaeffler, VimpelCom (2), Schaeffler Finance, Fiat Finance, Ardagh Packaging (1,6), Rexel, Ineos, Trinseo Materials Operating, Peugeot SA (1,3), New Look (1,2), Cerved, Lafarge (1), etc. « Si le marché européen a bien mûri depuis 2008, avec un stock de quelque 200 milliards d’euros qui en fait une véritable classe d’actifs liquides, il garde désormais une très grande marge de progression par rapport à une économie équivalente aux Etats-Unis, où le stock approche les 1.200 milliards de dollars, rappelle Daniel Rudnicki Schlumberger, managing directorchez JPMorgan. Et les grandes banques, ayant la capacité de vendre dans des délais très courts des ‘histoires de crédit’ souvent nouvelles pour les marchés européens, ont un avantage certain », poursuit celui qui a notamment travaillé sur Rexel, Elis, Cerba, Elior ou Oberthur cette année.

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