L'avis de... François Guérin, expert en business intelligence chez Sybase

« Nous innovons avec le stockage en colonnes »

le 24/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Qu’entend-on par infrastructure de « business intelligence » (BI) ?

Cela désigne l’ensemble des composants logiciels et matériels qui permettent de faire parvenir à l’utilisateur l’information dont il a besoin. En général, une infrastructure BI fait appel à des bases de données transactionnelles et décisionnelles. Les premières sont utilisées dans un contexte applicatif, et permettent de saisir et d’enregistrer des données. Les secondes servent à récupérer et à analyser l’information, souvent à la demande, dans des rapports plus ou moins prédéfinis. Pour les demandes, en fonction du niveau technique et hiérarchique de l’utilisateur, on lui accorde plus ou moins de liberté d’utilisation. Ces systèmes ont d’autant plus de valeur qu’ils offrent à leurs utilisateurs la flexibilité qui leur convient, tout en ne leur fournissant que les informations qui les intéresseront étant donné leur profil.

Quelles sont les grandes tendances en matière de BI ?

La course à l’information n’a pas de fin : les données doivent parvenir toujours plus vite et plus simplement. Les utilisateurs de bases de données en entreprise sont atteints par « l’effet Google » : ils voudraient pouvoir obtenir n’importe quelle information en temps réel. Mais Google dispose de milliers de serveurs et a indexé un nombre immense de pages web : les entreprises ne possèdent pas ce genre de ressources. Des outils comme SAP Business Objects offrent toutefois une interface graphique permettant de formuler des interrogations avec le plus de liberté possible. Les progiciels s’efforcent de faciliter le travail des utilisateurs, de donner un aspect moins technique et plus naturel aux interfaces.

Comment se positionne Sybase sur ce marché ?

On distingue deux grands types de fournisseurs. D’un côté, les vendeurs de solutions de type « appliance » associent du matériel à du logiciel sur de très grosses configurations, avec des structures massivement parallèles. Cela demande des machines puissantes et coûteuses. Sybase, de son côté, a adopté une approche purement logicielle, avec des innovations comme le stockage en colonnes qui améliore la performance de calcul et de stockage. Cette alternative exige des machines de puissance plus modeste, comme dans le cas de BNP Paribas et de Natixis. Aujourd’hui, ces deux clients ont construit un socle et l’ont étendu progressivement, pour parvenir à une architecture à la hauteur de leurs besoins.

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