Denis Champenois, vice président de l’Afic

«Le nombre d’entreprises actives pourrait tripler »

le 30/01/2014 L'AGEFI Hebdo

Comment percevez-vous le dispositif fiscal favorable au capital-risque d'entreprise ?

Nous comptons beaucoup sur cette mesure incitative, assortie d’un coût budgétaire limité, pour permettre le développement de jeunes PME* innovantes dans le sillage d’entreprises plus établies. L’Etat va accorder en effet un crédit d’impôt à hauteur de 34 % du montant investi grâce à la possibilité d’amortissement de l’investissement sur une durée de cinq ans. Il récupérera cette avance via la taxation des opérations de cessions au sein du portefeuille sur la base des plus-values réalisées par rapport au coût d’investissement net de l’avantage fiscal.

Quel impact aura-t-il sur les acteurs ?

Nous estimons que le nombre d’entreprises actives dans ce domaine pourrait tripler, pour atteindre une soixantaine. Une vingtaine de grandes entreprises, issues essentiellement du CAC 40 mais également du SBF 120, sont aujourd’hui activement impliquées dans le corporate venture en France. Le dispositif fiscal, qui s’offre aux groupes redevables de l’impôt sur les sociétés, devrait concerner plus d’une centaine de groupes français en s’élargissant aux importantes ETI**.

Quels sont les modèles de « corporate venture » les plus développés en France ?

Depuis quelques années, les entreprises ont de plus en plus souvent recours à des fonds externes, soit en investissant aux côtés d’autres investisseurs non industriels, soit en confiant la gestion d’un fonds multi-entreprises à un acteur du capital risque. L’approche propriétaire, qui consiste pour une entreprise à gérer en interne son propre fonds, est minoritaire.

* Petites et moyennes entreprises.

** Entreprises de taille intermédiaire.

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