Innovation financière

Nokia Siemens émet un « prêt à départ différé »

le 16/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Le « prêt à départ différé » (forward-start facility, FSF) revient. Du moins en faveur de la coentreprise Nokia Siemens Networks qui vient de lever pas moins de 1,3 milliard d’euros dans ce cadre. Le prêt remplacera un crédit revolving similaire de 2 milliards arrivant à maturité en juin. La facilité se compose d’un prêt à un an (juin 2013) pour 650 millions d’euros et d’un autre à trois ans (juin 2015) du même montant. RBS et Nordea Bank ont coordonné l’opération selon Bloomberg, avant d’être rejointes par treize autres banques en syndication : BoA, Barclays Capital, Citi, Credit Suisse, JPMorgan, SG CIB, etc. La société pourrait augmenter le prêt à l’avenir grâce à une clause dite « accordéon ». Les FSF ont été créés au cours de la crise pour verrouiller des refinancements avant qu’une dette arrive à échéance, en échange de commissions et taux d’intérêt plus élevés. Nokia Siemens Networks avait ainsi accepté de payer environ 350 points de base (pb) au-dessus de l’Euribor lors de sa transaction en 2009. Cette année-là, environ 74 milliards de dollars de FSF avaient été émis (dont 42 en Europe), contre 16 en 2010 et 11 en 2011...

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