Rencontre avec… Gilles Dumas, cofondateur de SportLab Group

« Le 'naming' va se développer en France dans les dix ans à venir »

le 19/07/2012 L'AGEFI Hebdo

Propos recueillis par Thomas Carlat

Quel regard portez-vous sur le « naming » des stades en France ?

Il se développe encore peu, même s’il a été mis en lumière avec la construction du MMArena au Mans. Ces opérations permettent pourtant de financer les clubs qui ont compris qu’en possédant leurs stades, ils s’assurent une source de revenus supplémentaires leur permettant de pérenniser leurs recettes. Il y a quatre ans, nous avions mené une étude qui montrait que les Français étaient réticents à voir une marque sur un stade. Aujourd’hui, ils y sont plus favorables, notamment pour les nouveaux stades.

Quelles sont les retombées pour un assureur ou une banque ?

D’abord, en adossant sa marque à un stade, l’institution financière contribue à se donner une image sociétale forte auprès du grand public. La marque apparaît alors comme un acteur de la vie locale, notamment d’un point de vue du financement d’infrastructures. De plus, elle bénéficie d’importantes retombées en matière de citations car il est difficile de rebaptiser un stade qui se nomme MMArena, Allianz Arena ou encore Aviva Stadium. Le naming permet donc d’inscrire la marque dans la mémoire collective.

Le « naming » va-t-il prendre son essor en France ?

A mon sens, le naming va se multiplier sous l’impulsion de l’Euro 2016 et du Championnat du monde de handball en 2017, deux compétitions organisées en France pour lesquelles il existe d’importants projets de construction de stades et de développement de grandes salles. Dans les cinq à six ans à venir, ce sont une trentaine d’arènes qui vont devoir trouver un nom et des partenaires. D’ores et déjà, tous les projets de nouveaux stades montent des dossiers de naming. C’est le mode de sponsoring qui va le plus se développer dans les dix ans à venir en France.

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