Mauvaise « république » pour le private equity ?

le 19/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Le probable candidat républicain à l’élection présidentielle américaine de novembre prochain, Mitt Romney, a fondé et dirigé (entre 1984 et 1999) Bain Capital, l’une des plus grandes firmes de LBO (leveraged buy-out). Du coup, un débat d’actualité est de savoir s’il a sauvé des entreprises (Staples, The Sports Authority, Domino’s Pizza...) et créé des emplois (100.000 selon son marketing) ou si, « requin de la finance », il s’est enrichi aux dépens des salariés. A l’époque, il n’était pas rare que les grands fonds reprennent des entreprises en difficulté à bas prix et restructurent en réduisant les effectifs. Une mauvaise expérience sur Dade (équipements médicaux) a même été dénoncée comme exemple de ce « capitalisme sauvage ». Selon le Wall Street Journal, 22 % des 77 sociétés dans lesquelles Bain Capital a investi sur la période ont fait faillite dans les années suivantes. Les autres ont rapporté 2,5 milliards de dollars de gains... Mais gère-t-on un Etat comme une entreprise ?

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