Classement des opérateurs de marché en 2013

Les marchés réglementés font de la résistance

le 27/02/2014 L'AGEFI Hebdo

Photo : Fotolia

Moins d’OTC ?

Premier constat de ce classement indice par indice à partir des données Fidessa (Fragulator) : malgré leur hausse en valeur, les marchés d’actions européennes ont vu les volumes d’échanges diminuer par rapport à 2012 : -4 % pour le FTSE 100 (à 2.912 milliards de livres), -5 % pour le Dax 30 (2.210 milliards d’euros), -11 % pour l’EuroStoxx 50 (4.511 milliards d’euros), et surtout -23 % pour le Cac 40 (1.688 milliards d’euros), qui aurait donc finalement bien subi les conséquences conjointes, depuis mi-2012, de la taxe sur les transactions financières et de la défiance à l’égard de l’économie française.

Deuxièmement, ce classement révèle que, pour la première fois depuis 2007, les mouvements de parts de marché évoluent dans un sens nouveau : la directive marchés d'instruments financiers (Mif) avait alors entraîné la fin du monopole des marchés réglementés, l’essor de plates-formes de négociation alternatives (MTF) et aussi, en conséquence d’un marché plus complexe, des échanges de gré à gré (OTC) et des plates-formes non transparentes (dark pools). En 2013, les marchés réglementés regagnent des parts de marché non négligeables sur les quatre indices, non pas tellement au détriment des grands MTF, mais plutôt des marchés OTC, essentiellement organisés par les banques d’investissement via les broker crossing networks (BCN). Réduction du trading pour compte propre, taxes sur le trading haute fréquence (HFT) ou anticipation d’une future réglementation accrue pour les plates-formes internalisées : les raisons ne sont pas évidentes.

Les « dark pools » mieux organisées

L’ensemble Bats Europe Chi-X, constitué début 2012 avec la fusion des deux plates-formes MTF, et surtout Turquoise (voire Equiduct) continuent de progresser, aussi bien via leur MTF transparent que via leurs dark pools MTF. Sur ce dernier créneau, presque tous les opérateurs continuent de grignoter des parts : UBS, Posit, Instinet – qui semble profiter des synergies organisées par son actionnaire Nomura – et Liquidnet (mais ce classement ne suit pas certains opérateurs comme Sigma chez Goldman Sachs).

A lire aussi