MARCHES BOURSIERS L’ensemble Chi-X/Bats domine les marchés actions

le 31/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Plus de 40 % d’échanges de gré à gré

Les marchés réglementés ne représentent plus que les deux tiers des capitaux traités de manière transparente sur les marchés actions en Europe, et même plus qu’un tiers si on intègre les échanges OTC qui dépassent ainsi les 40 % des volumes sur les trois indices étudiés pour L’Agefipar le cabinet Equinox Consulting à partir des statistiques compilées de Bats, Thomson Reuters et Fidessa/Fragulator sur la période mars 2011-février 2012. Sur le FTSE 100, l’ensemble Chi-X/Bats, depuis la fusion des deux plates-formes de négociation alternatives (MTF) en novembre, avoisine même les 20 % de parts sur un marché en hausse, en termes de volumes (avec 3.065 milliards d’euros échangés). Lesdark pools se sont aussi particulièrement développés au Royaume-Uni dans le cadre de la directive MIF (Marchés d’instruments financiers). Sur le CAC 40, Nyse Euronext souffre également de l’effritement des marchés au profit des MTF. Sur le DAX 30, Deutsche Börse confirme avoir mieux préservé son marché « naturel » en Allemagne, où les dark pools connaissent un moindre succès.

Coûts de transaction fluctuants

En parallèle, Equinox Consulting livre les conclusions de son baromètre sur les coûts réels de transaction pour un courtier française de taille majeure. Ses coûts d’exécution auraient diminué de 8 % avec la fragmentation des marchés (hors compensation et règlement-livraison, L’Agefi Hebdo du 24 mai), mais ils ont fortement augmenté sur le London Stock Exchange (LSE) ou sur Deutsche Börse. « Après avoir constaté jusqu’à mars 2009 une forte augmentation des coûts du fait de la réduction significative de la taille moyenne des ordres exécutés, on a vécu ensuite une baisse des coûts en points de base due à l’introduction dans le mode de facturation des marchés réglementés d’une part variable selon les montants exécutés comme sur les MTF, explique Gaspard Bonin, directeur associé du cabinet. On constate une remontée pour le LSE depuis mi-2011 et la mise en place d’un coût de surcharge lié aux ordres annulés qui vise le ‘trading’ haute fréquence. »

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