MARCHÉS BOURSIERS Chi-X/Bats talonne les marchés réglementés

le 17/01/2013 L'AGEFI Hebdo

Le LSE améliore sa part de marché

2012 aura été une année difficile pour les Bourses européennes, selon ce baromètre sur les marchés d’actions, établi pour L’Agefi par le cabinet Equinox Consulting, à partir des statistiques compilées de Bats, Thomson Reuters et Fidessa/Fragulator. Sur les trois principaux indices nationaux, les volumes d’échanges ont diminué sensiblement par rapport à 2011 : -17 % pour le FTSE 100 (avec 2.642 milliards d’euros) et pour le DAX 30 (avec 2.212 milliards d’euros)  ; -21 % pour le CAC 40 (avec 2.139 milliards d’euros). L’indice français, à l’image de la Bourse de Paris, pâtit peut-être déjà des réformes réglementaires et fiscales : taxes sur les transactions financières et nouvelle imposition sur les plus-values. « Ce phénomène de baisse est plutôt global, nuance Gaspard Bonin, directeur associé d’Equinox Consulting. Il a affecté la structure de revenus de l’ensemble des acteurs de la chaîne : marchés historiques, marchés alternatifs, brokers, chambres de compensation, etc. »

Avec ce fort ralentissement de l’activité, le London Stock Exchange (LSE), qui avait mis en place mi-2011 une surtarification pour les ordres annulés par le trading haute fréquence, parvient à améliorer une part de marché (près de 32 %) sur le FTSE 100 qui ne cessait de chuter depuis l’entrée en vigueur de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) fin 2007. Ce n’est pas le cas en revanche de Deutsche Börse sur l’indice allemand, ni de Nyse Euronext sur l’indice parisien. L’ensemble Bats Europe Chi-X constitué début 2012 avec la fusion des deux plates-formes de négociation alternatives (MTF) confirme être devenu un opérateur incontournable avec plus de 18 % de parts de marché au Royaume-Uni, et plus de 13 % en France ou en Allemagne. « Ce rapprochement semble cependant avoir engendré une légère attrition de leurs volumes maintenant combinés,note Gaspard Bonin. Une des explications pourrait être la diminution des opportunités d’arbitrage. » A son échelle, la plate-forme Equiduct poursuit aussi sa progression un peu partout.

Opacité croissante

Si les échanges non transparents (et notamment de gré à gré) se stabilisent à peu près sur le FTSE 100, ils continuent de progresser fortement sur DAX 30 et sur le CAC 40. Parmi les dark poolsréguliers (MTF), on note que ceux d’UBS, ITG (Posit) et Goldman Sachs (Sigma X) doublent leur (petite) part de marché au détriment d’opérateurs comme Turquoise ou Smartpool. Le système d’appariement des ordres lancé en mars par Cheuvreux (Blink) a aussi connu une petite activité.

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