Marché et philosophie

le 07/06/2012 L'AGEFI Hebdo

Souvent critiquée dans sa lutte contre les dérives financières, fustigée pour sa méconnaissance de la logique de marché, la France n’apparaît pas forcément, ces derniers temps, si marginale. Voilà que son idée d’une limite imposée aux plus hautes rémunérations dans les entreprises publiques trouve un écho… outre-Atlantique : la Securities and Exchange Commission a décidé d’examiner les politiques de gouvernance et de rémunération des dirigeants de la Financial Industry Regulatory Authority (Finra), l’autorité de régulation des intermédiaires de marché. Les rémunérations de ses dirigeants ont été critiquées pour leur niveau excessif alors que la Finra est un organisme public. Décidément, entre sa foi dans la modération naturelle de l’homme (« common decency ») et sa propension à en exacerber des instincts égoïstes, le marché doit revoir sa philosophie.

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