M&A Morgan Stanley, JPMorgan et Citi redémarrent fort

le 14/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Meilleur trimestre depuis mi-2008

Porté par les liquidités abondantes des grands groupes, le marché des fusions-acquisitions a connu au cours des trois premiers mois de 2011 son meilleur trimestre depuis mi-2008 et la faillite de Lehman Brothers, selon ce classement en opérations annoncées de Thomson Reuters. Avec 800 milliards de dollars échangés, c’est 55 % de plus qu’au premier trimestre 2010, où avait déjà été enregistrée une progression de 21 % par rapport au premier trimestre 2009, avec en revanche une légère baisse du nombre de transactions (9.613), se reflétant dans la hausse de 41 % des deals de plus de 5 milliards. Le fournisseur de données insiste sur le rôle croissant des pays émergents, impliqués dans un quart des opérations (196 milliards). L’énergie (19 %), les services financiers (18 %) et les matériaux (12 %) restent les secteurs moteurs d’un marché dominé par Morgan Stanley, JPMorgan et Citi.

On retrouve le même trio de tête aux Etats-Unis, où le marché a plus que doublé (451 milliards de dollars). Les principales transactions y portent sur T-Mobile USA (39 milliards), Progress Energy (26), ProLogis et Cargill (15) et Nyse Euronext (10). Avec 9,4 milliards, Centro Properties est la plus grosse opération de private equity depuis 2007.

Goldman Sachs en Europe

En retrait aux Etats-Unis, Goldman Sachs demeure leader sur le Vieux Continent, dont le marché progresse aussi de 90 % à 326 milliards de dollars. La banque américaine devance Credit Suisse et Deutsche Bank. Notons les belles progressions de la boutique Evercore (comme aux Etats-Unis) et des banques impliquées dans les transactions en Italie. Le marché est notamment marqué par la scission de Fiat (comptée pour 18 milliards) et les opérations sur Nyse Euronext (10) ou Reliance Industries (9). SG CIB (13e) devance pour une fois BNP Paribas (17e) chez les françaises, Crédit Agricole CIB arrivant en tête dans l’Hexagone.

Le marché asiatique reste, lui, stable en montants (autour de 140 milliards), moins en termes d’acteurs avec plusieurs entrants et la présence moindre de banques comme Citi, JPMorgan, UBS, Standard Chartered ou HSBC.

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