Leveraged buy-out GTCR et Vista Equity Partners les plus performants

le 16/01/2014 L'AGEFI Hebdo

Astorg remonte

Huit firmes américaines arrivent cette année dans les dix premières du classement mondial HEC-Dow Jones 2013 des performances en LBO (leveraged buy-out). Cette cinquième édition s’appuie toujours sur un indicateur unique, créé par le professeur Oliver Gottschalg pour mesurer la performance des firmes de capital-investissement, le Private Equity Performance Ranking, élaboré à partir de l’ensemble de leurs fonds levés pendant dix ans, entre 2000 et 2009 cette année. Il récompense encore cette année davantage de stratégies Midcaps, à l’instar du trio de tête composé de GTCR (spécialisé en services financiers, santé et IT), de Vista Equity Partners (spécialisé en logiciels), et du néerlandais Waterland. Sur ce segment qui semble un peu plus volatil, plusieurs français réapparaissent dans le tableau comme Astorg Partners (5e), Ardian (ex-Axa PE) ou PAI...

Après avoir beaucoup reculé ces dernières années, certains géants du LBO semblent remonter en 2013 : Hellman & Friedman, Apollo, CVC, CD&R ou Blackstone. Sachant que ce classement continue de les désavantager faute d’une pondération par taille, même s’il n’a retenu cette année que les firmes (321 pour 583 fonds) ayant levé au moins un milliard de dollars sur la période d’étude.

Industrie toujours plus homogène

La méthode compte toujours trois critères de base : le TRI (taux de rendement interne), le DPI (multiple déjà réalisé sur le montant du fonds) et le TVPI (multiple déjà effectif mais aussi potentiel, en fonction des valeurs encore en portefeuille). Ces chiffres sont nets des frais et primes de gestion. Le classement prend aussi en compte la mesure des écarts types de ces critères de performance par rapport aux moyennes comparables sur l'échantillon, afin de bâtir un seul indicateur statistique – le score– à partir de ces six données (absolues et relatives), en pondérant chacun de ces chiffres en fonction de son dénominateur commun dans la performance de 492 fonds étudiés créés depuis 1980. Une autre pondération sur la même base historique intègre le rapport entre performance et maturité du fonds.

Au bout du compte, le score reflète les performances moyennes des 25 meilleures sociétés de gestion classées sur les six critères cités. Selon l'échelle ainsi prédéterminée, la note 1 représenterait en théorie la limite au-dessous de laquelle se trouvent 85 % des fonds comparables ; 2, une performance deux fois supérieure ; et la note 0, la moyenne de tout l'échantillon. « L’écart en nette baisse des premiers classés avec la moyenne (1,81 pour GTCR contre 2,33 pour Friedman Fleisher l’an dernier) confirme la tendance d’une industrie de plus en plus homogène avec le temps », conclut Oliver Gottschalg, qui pourrait modifier la méthodologie dans les prochaines années afin de tenir compte des évolutions post-crise.

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