LBO Friedman Fleisher et Platinum les plus performants

le 29/11/2012 L'AGEFI Hebdo

Les fonds midcaps américains au pouvoir

Deuxième et troisième en 2011, les gérants californiens Friedman Fleisher & Lowe et Platinum Equity dominent ce classement mondial HEC-Dow Jones 2012 des performances en LBO (leveraged buy-out). Cette quatrième édition s’appuie toujours sur un indicateur unique créé par le professeur Oliver Gottschalg pour mesurer la performance des firmes de capital-investissement, le Private Equity Performance Ranking, élaboré à partir de l’ensemble de leurs fonds levés pendant dix ans : entre 1999 et 2008 cette année. Il prime cette année encore des stratégies midcaps, même si Friedman Fleisher et Platinum Equity ont des approches assez différentes : l’une orientée sur la croissance, l’autre plus opportuniste. Troisième, le texan SCF Partners insiste aussi sur son approche opérationnelle.

Les géants du LBO reculent (TPG, Hellman & Friedman, PAI) ou disparaissent du tableau (Axa PE, Bain Capital, Apollo), à moins qu’ils n’y participent pas... sachant que ce classement continue de les désavantager, faute d’une pondération par taille qui lui ferait perdre son caractère objectif sur le meilleur rendement pour un dollar investi. On note aussi l’absence du français Astorg, habitué des premiers rangs mais qui n’aurait pas répondu à temps. Et l’arrivée de plusieurs autres spécialistes des midcaps: le polonais Enterprise Investors, et surtout les américains Genstar Capital, Endeavour Capital, EnCap Investments, etc. Avec souvent des expertises sectorielles comme ce dernier dans l’énergie.

Industrie plus homogène

La méthode compte toujours trois critères : le TRI (taux de rendement interne), le DPI (multiple déjà réalisé sur le montant du fonds) et le TVPI (multiple déjà effectif mais aussi potentiel, en fonction des valeurs encore en portefeuille). Ces chiffres sont nets des frais et primes de gestion. Le classement prend aussi en compte la mesure des écarts types de ces critères de performance par rapport aux moyennes comparables sur l'échantillon. L’objectif est de bâtir un seul indicateur statistique - le « score » - à partir de ces six données (absolues et relatives), en pondérant chacun de ces chiffres en fonction de son dénominateur commun dans la performance de 492 fonds étudiés depuis 1980. Une autre pondération sur la même base historique intègre le rapport entre performance et maturité du fonds.

Au bout du compte, le score reflète les performances moyennes des vingt meilleures sociétés de gestion classées selon les six critères précités. D’après l'échelle ainsi prédéterminée, la note 1 représente la limite au-dessous de laquelle se trouvent 85 % des fonds comparables, 2 une performance deux fois supérieure, et la note 0 la moyenne de tout l'échantillon.« L’écart encore en baisse des premiers classés avec la moyenne (2,33 pour Friedman Fleisher, contre 2,42 pour Waterland l’an dernier) montre une industrie de plus en plus homogène avec le temps », conclut Oliver Gottschalg.

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