L’opération sur Elior en attente

le 25/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Prudence ou manque d’appétit ? Ce devait être le plus gros LBO (leveraged buy-out) français de l’année, mais le groupe de restauration collective mis en vente en novembre pour plus de 3 milliards d’euros (8,3 fois l’Ebitda 2012) par Charterhouse (via Rothschild) trouve peu de candidats (BC Partners avec CVC pour l’instant). Au point que, du coup, les banques (CA CIB, HSBC, JPMorgan, Nomura) ont proposé de refinancer une partie de la dette de 2 milliards, notamment avec 350 millions de high yield bonds sécurisés afin de repayer des tranches à maturité 2014 et 2015. L’entreprise a obtenu que le nouveau « package » puisse être transféré sans remboursement anticipé en cas de changement de contrôle (juste une commission de portage de 25 points de base, pb). Sous certaines conditions cependant, comme une liste de 30 sponsors « approuvés » pour son rachat… 80 % des créanciers existants (pour deux tiers requis) ont voté mi-avril cette opération qui incluait aussi la levée d’un nouveau prêt de 300 millions (rémunéré Euribor+475 pb) à échéance 2019, notamment pour financer une acquisition américaine (TrustHouse). Comme fixé dès mars 2012, la dette existante de 1,7 milliard d’euros (tranches B et C, et facilités revolving) a vu, contre 25 pb de nouvelles commissions, sa maturité étendue de 2017 à 2019 et ses marges également alignées sur le nouveau prêt (au lieu de 225 pb à l’origine).

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