L’héritage de Dexia essaimé ici et là

le 07/02/2013 L'AGEFI Hebdo

Vente. L’agonie de Dexia durera entre cinquante et soixante ans. Après Belfius, BIL, Denizbank, RBC Dexia et Dexia Asset Management (dont le bouclage devrait intervenir en mars), la banque franco-belge a finalisé la cession de la Société de Financement Local (SFIL), holding propriétaire du véhicule de refinancement Dexma (rebaptisé Caisse Française de Financement Local - C2FL). Cette vente pour un euro symbolique permet à Dexia d’alléger son bilan de 95 milliards d’euros et de libérer 11,2 milliards d’euros de liquidités, qui lui serviront à rembourser les financements accordés par Belfius (pour 6 milliards d’euros) et la Caisse des dépôts (CDC). Cette opération entraîne une perte de 1,8 milliard d’euros dans les comptes de Dexia, -1,1 milliard d’euros ayant déjà été comptabilisé en 2011. Les comptes du second semestre 2012, publiés le 21 février,

« intégreront un ajustement de -585 millions d’euros (…) L’impact résiduel, qui sera comptabilisé au premier semestre 2013, est estimé à -142 millions d’euros », a fait savoir Dexia. La SFIL hérite de 9,4 milliards d’euros de prêts sensibles. Dexia Crédit Local (DCL) entité résiduelle de Dexia en France, en conserve 2,3 milliards d’euros. Pour renégocier ces prêts, certaines collectivités devront se présenter à deux guichets. Sur les 66 assignations à l’encontre de Dexia, « 6 concernent DCL, 56 Dexma et 4 sont communes », indique une source proche.

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