L'amorçage doit être bientôt relancé par un fonds national

le 14/07/2011 L'AGEFI Hebdo

« Notre rôle est avant tout d’accompagner l’invention pour qu’elle devienne une innovation qui marche techniquement, commercialement et financièrement », explique Bernard Maître, président d’Emertec, qui se propose de faire ce pont dans les cleantechs avec des pionniers comme Fermentalg ou McPhy (également accompagnée par Sofinnova et GIMV). « Cela se passe nécessairement très en amont avec un tas de scénarios possibles : de l’accompagnement du chercheur au sein du laboratoire universitaire, avec des fonds d’incubation comme CEA Investissement de plus en plus performants et une collaboration naissante avec les pôles de compétitivité, jusqu’à l’accompagnement de celui qui devient un entrepreneur brillant, comme chez Soitec ou bien Ilog. »

Si les mécanismes de l'amorçage fonctionnent, ils manquent de financement. La création du Fonds national d’amorçage (FNA), avec 400 millions d’euros destinés à une vingtaine de fonds, suscite à ce sujet un certain espoir… « A condition toutefois de ne pas financer, à travers le FNA comme le reste du Grand Emprunt, que de la recherche fondamentale et de la ‘propriété intellectuelle’ qui ne donnerait rien au bout du compte », nuance Charles Letourneur, cofondateur d’Alven Capital, pour qui l’écosystème français reste « un peu trop morcelé ».

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