INFRASTRUCTURES Les banques asiatiques et françaises en tête

le 02/02/2012 L'AGEFI Hebdo

State Bank of India loin devant

Les financements d’infrastructures privées et collectives ont un peu calé cette année, à 124 milliards de dollars (-9 %) de prêts bancaires, selon ce classement des banques « teneurs de livres » réalisé par Thomson Reuters, qui note cependant (comme Dealogic,L’Agefi Hebdo du 26 janvier)une progression de la dette « Project Finance » dans son ensemble (+4 % à 215 milliards). Comme l’an dernier déjà, State Bank of India domine largement le marché mondial, devant Axis Bank et Mitsubishi. Suivent plusieurs banques françaises, avec cette année SG CIB (4e), Crédit Agricole CIB (6e) et Natixis (11e).

La zone asiatique, qui avait progressé de 85 % en 2010, régresse en 2011 de 15 % avec 66 milliards de dollars de « dette infrastructures » (171 prêts). On y retrouve State Bank of India, sur le projet télécoms Aircel (3,4 milliards de dette) et de plus petits projets, devant Axis Bank et IDBI, également actives sur les programmes Lalitpur Power Generation (1,9 milliard) et Nabha Power (1,6 milliard) ou le métro de Mumbai (1,5 milliard).

Avec 14,7 milliards de dollars (+29 %), le marché américain semble décoller, malgré le peu d’engagements des banques locales, au contraire des japonaises (Mitsubishi, Sumitomo) et françaises.

SG CIB en Europe

Sur un marché européen naturellement en retrait (-11 % à 29 milliards de dollars), les banques hexagonales continuent de monopoliser les premières places : avec SG CIB et Crédit Agricole CIB devant BBVA, BNP Paribas - qui a cependant ralenti cette activité dans toutes les zones géographiques -, Dexia et Natixis. Le pipeline Nord Stream en Suisse aura été le grand chantier (avec près de 9 milliards de dollars de dette entre les deux phases), auquel s’ajoutent notamment les grands projets français financés cette année : les lignes à grande vitesse Sud Europe Atlantique (3,4 milliards) et Bretagne Pays de la Loire (1,5 milliard), le Ministère de la Défense (2,2 milliards)... Pour 2012, les banques asiatiques pourraient gagner des parts de marché, même si les banques du Vieux Continent (et notamment françaises) conservent une forte expertise, qui les amène d’ailleurs souvent à conseiller les projets en plus de les financer.

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