Les indemnisations du Nasdaq jugées insuffisantes

le 06/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Suite au fiasco technique de l’introduction en Bourse (IPO) de Facebook, Nasdaq OMX Group a rapidement proposé une première indemnisation de 40 millions de dollars, dont 13,7 millions versés en numéraire et 26,4 millions sous forme de réduction de frais de courtage. Ce qui avait déçu... et inquiété d’autres plates-formes boursières comme Nyse, la considérant anticoncurrentielle. Le 20 juillet, le marché des valeurs technologiques a donc proposé 62 millions de dollars payables en numéraire aux parties lésées. Cette proposition doit encore être préalablement approuvée par la SEC (Securities and Exchange Commission). Mais UBS et Citigroup l’ont incitée fin août à refuser ce dédommagement, considérant que le préjudice se chiffre à plus de 500 millions de dollars. Aux Etats-Unis, les obligations réglementaires des Bourses sont en général compensées par une limitation de leurs responsabilités juridiques. Mais les banques estiment que, dans ce cas précis d’une IPO, le Nasdaq agissait en qualité de société à but lucratif, et non pas comme un régulateur de marché. Selon le Wall Street Journal, l’incident technique aurait coûté respectivement 30 à 35 millions à chacun des teneurs de marché Knight Capital et Citadel, 350 et 20 millions de dollars à UBS et Citigroup, qui sont pour l’instant publiquement les seules banques introductrices à demander réparation...

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