L'avis de... Olivier Chaduteau, associé au cabinet de conseil en stratégie Day One

« Les fusions vont se poursuivre en France »

le 27/09/2012 L'AGEFI Hebdo

La fusion entre les cabinets d’avocats Herbert Smith et Freehills a-t-elle un impact à Paris ?

Cette fusion n’a pas un impact immédiat dans notre pays, car si Herbert Smith a un bureau à Paris, Freehills n’en a pas. Il n’y a pas deux équipes à rapprocher. Cependant, Freehills étant très présent en Asie, Herbert Smith va y voir sa couverture renforcée. Cela lui permettra d’être plus attractif auprès des entreprises françaises qui souhaitent s’implanter dans cette partie du monde. Ce rapprochement intervient à un moment où les fusions entre cabinets d’avocats se multiplient, des Etats-Unis à l’Asie.

Pourquoi cette frénésie ?

Confronté à la crise, le secteur connaît des difficultés. Or la fusion est le moyen le plus efficace pour se développer à l’international, pour rechercher de nouvelles sources de croissance.

La France est-elle concernée ?

Nous assistons à des fusions entre des cabinets d’avocats américains et français depuis dix ans, et ce mouvement ne s’est pas démenti avec la crise. Depuis 2008, pas moins de cinq cabinets américains se sont implantés dans l’Hexagone par ce biais : KL Gates, McDermott, Bryan Cave, Nixon Peabody, et King&Spalding. Je pense que ce mouvement de fusions va se poursuivre, car des cabinets américains s’intéressent actuellement à des français de taille moyenne. L’objectif des avocats américains est de s’implanter à Paris afin d’avoir une porte d’entrée en Europe continentale. Or avec la crise, les opportunités pour fusionner à moindre coût sont plus nombreuses, car beaucoup de cabinets français ont désormais des problèmes de trésorerie.

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