Des fusions peu prisées par les Etats

le 14/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Nasdaq OMX et ICE ne sont pas les seuls prétendants à être éconduits dans les grandes fusions transfrontalières qui secouent l’industrie boursière. Le 6 avril, le gouvernement australien a ainsi opposé son veto à l’offre de rachat de la Bourse de Singapour (SGX) sur son homologue de Sydney (ASX). Motif invoqué : l’opération était contraire à l’intérêt national. SGX cherche désormais d’autres possibilités de croissance stratégique dans la région, avec le risque de devenir lui-même une cible. Cette décision pourrait bien inciter les autorités canadiennes à faire de même à l’heure d’étudier le rachat de la Bourse de Toronto (TMX Group) par le London Stock Exchange (LSE). Après la décision du gouvernement australien, les analystes de la National Bank Financial ont abaissé de 50 % à 40 % leurs prévisions quant aux chances de réussite de l’opération. De fait, plusieurs dirigeants de grandes banques canadiennes se sont déclarés fortement hostiles à un tel projet.

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