FSI : des résultats positifs... et des questions

le 24/03/2011 L'AGEFI Hebdo

Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a présenté le 16 mars une activité soutenue pour 2010 avec 21 investissements directs dans des entreprises (pour les deux tiers non cotées), soit un montant total engagé de 1,7 milliard d’euros. S’ajoutent à cela la part du FSI - non précisée cependant sur un total de 200 millions - investie via les fonds publics-privés créés à son initiative en 2009 (FMEA, FMEA rang 2, FCDE, Fonds Bois, Innobio et OC+) dans 65 entreprises ; et celle - également non précisée sur un total de 500 millions - investie via les fonds partenaires du programme FSI France Investissement (géré par CDC Entreprises) dans 340 PME. Son bilan se monte au 31 décembre 2010 à 21,8 milliards d’euros, dont 3,6 milliards de capital souscrit non appelé. Et un résultat net part de groupe de 646 millions d’euros, principalement constitué des dividendes versés par les filiales et participations non consolidées, en premier lieu grâce aux 13,5 % dans France Telecom qui avaient constitué le plus gros morceau des 14 milliards d’euros apportés en titres à la constitution du FSI.

Ce résultat, dont environ 50 % reviendront chaque année à ses actionnaires, ne suffit pas à rassurer sur la capacité d’autofinancement du FSI pour l’avenir : le fonds, qui avait bénéficié d’une augmentation de capital par l’Etat et CDC sur 6 milliards d’euros en cash, a déjà engagé 3,1 milliards d’euros entre ses investissements directs en 2009 et 2010 et les 600 millions liés à la création des fonds publics-privés précités ; il a aussi financé au moins à hauteur de 600 millions sur deux ans le programme FSI France Investissement, qui devra être redéfini pour l’après-2012. Sachant que ses investissements sont prévus pour cinq ans minimum, que son nouveau directeur Jean-Yves Gilet a annoncé un rythme d’investissement à peu près équivalent en 2011, la question des moyens du FSI se pose pour 2013 et 2014, même en comptant sur des produits de cession qui ont avoisiné les 300 millions en 2010 (dont 234 pour Edenred). Relayée par Nicolas Sarkozy, la suggestion d’Augustin de Romanet, directeur général de la CDC, de renforcer ce dispositif à hauteur de 1,5 milliard d’euros semble avoir du sens...

A lire aussi