La France moins touchée

le 21/07/2011 L'AGEFI Hebdo

« Le marché français est moins touché en volume par la problématique de refinancement en comparaison de ses voisins européens, souligne Christophe Jacquemin, avocat associé au département banque et finance d’Allen & Overy. Les politiques de financement étaient en effet moins agressives. » Heureusement car les règles du marché auraient tout pour ajouter à la nervosité des banques. Ainsi, les fonds immobiliers non cotés ont pour habitude de contracter un crédit dit sans recours, pour chaque immeuble ou portefeuille d’actifs. « Le risque, qui est donc circonscrit à des unités, est lié aux spécificités du sous-jacent immobilier », explique Graeme Jackson responsable entreprises, banques et secteur public au département investissement chez Jones Lang LaSalle. La marge est supérieure mais, mécaniquement en cas de biens détériorés, la banque est davantage exposée que dans le cas d’un crédit corporate. De plus, les financements hypothécaires « sont traditionnellement sans recours, c’est-à-dire qu’en cas de difficulté, elles ne peuvent pas se tourner vers l’investisseur », met en exergue Christophe Jacquemin. A l’échelle mondiale, une étude de DTZ Research estime que le besoin de refinancement en Europe est de 126 milliards de dollars, de 70 milliards en Asie-Pacifique et de 49 milliards aux Etats-Unis. En Amérique du Nord, la durée des prêts court en moyenne sur dix ans, contre cinq et trois ans en Europe et au Japon, rendant le marché américain moins exposé à la baisse, observée ces dernières années, de la valeur des actifs.

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