FONDS DE LBO Carlyle le plus investi, Madison Dearborn la plus grosse levée

le 09/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Retours des LBO

Grâce au retour des financements, le marché mondial du LBO (leveraged buy-out) devrait progresser en 2010 d’environ 55 %, avec plus de 180 milliards de dollars en valeur totale de transactions (contre 85 en 2009 et 175 en 2008), selon ce classement des fonds (par valeurs de transactions et montants levés) réalisé par Preqin. Le marché a d’abord repris aux Etats-Unis, avec près de 100 milliards de dollars d’opérations cette année, contre 44 en 2009 et 69 en 2008, même si on reste loin des 383 milliards de 2007 ! Si on retrouve neuf des dix premiers classés en 2009, l’ordre change en revanche nettement.

Carlyle (septième l’an dernier avec 2,57 milliards de dollars) passe en tête, à 18,39 milliards, avec plus de vingt opérations sur NBTY (4 milliards en valeur), CommScope (3,9 milliards), MultiPlan (3,1 milliards), Syniverse Technologies (2,6 milliards), Healthscope (1,7 milliard)... ou encore, en France, Giannoni (490 millions d’euros) et B&B Hotels (480 millions). Certains rappellent que le géant américain avait levé son dernier fonds global (10 milliards de dollars) fin 2005, avec une période d’investissement de cinq ans... TPG, leader l’an dernier, est encore bien placé, devant CVC.

Ce dernier reste le fonds le plus actif en Europe, avec des opérations comme Sunrise, Abertis, Autobar notamment. KKR a aussi participé à relancer le marché européen avec des transactions sur Pets at Home, Ambea, Visma...

Les levées chutent de 65 %

Du côté des levées, la crise n’est pas terminée... Les gérants de LBO ont récolté cette année (à fin novembre) 65 % de moins, avec 61 milliards de dollars contre 101 milliards en 2009 et 233 milliards en 2008. Ces statistiques ne tiennent cependant pas compte du fonds Blackstone Capital Partners VI, rouvert cet automne après un bouclage à 13,5 milliards de dollars en juillet (le closingfinal est attendu avant la fin de l’année autour de 15 milliards). Convaincre les investisseurs s’avère assez difficile sur le LBO désormais, sauf pour quelques gérants américains comme Madison et - c’est une réelle nouveauté - quelques acteurs tournés vers l’Asie.

A lire aussi